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Dieu n’est pas mort

  Dieu n’est pas mort Par  Patrick Burandelo   6 octobre 2019 20:00  Conversation avec un ami matérialiste Si tu poses que Dieu c’est la nature comme Spinoza, que tout fait partie de la nature, l’homme aussi en fait partie, corporellement certes, mais qu’en est-il du phénomène de pensée ? Non pas de l’agilité mentale, de la pensée désincarnée qu’on divinise inconditionnellement en bon cartésien qui ignore le corps, que l’on on met hors nature, mais de celle qui fait acte utilement, de la pensée utile de type scientifique. Il s’agit, puisqu’on parle de nature, d’envisager dans le même mouvement la contingence et le phénomène de pensée. Ici contingence est employé dans le sens généralisé de déterminisme. Nous sommes faits d’aptitudes et d’instincts qui sont autant de caractéristiques d’espèce dans lesquels va s’inscrire chaque histoire individuelle. Tout comme on télécharge une  appli  dans un ordinateur, nous avons un système qui préexiste à l’acquisiti...

Notre-Dame reconstruite « plus belle » en show-case de l’art officiel contemporain

  Notre-Dame reconstruite « plus belle » en show-case de l’art officiel contemporain Par  Patrick Burandelo   19 mai 2019 20:00  1964 est la date de la réédition de la cuvette de Duchamp, la France a subie 55 ans de « ready-made washing » et « d'effet d'exposition » à ladite cuvette. Ainsi la restauration de Notre Dame, par définition à l'identique, n'est plus une évidence. C'est notre drame, la France est devenue le pays dont l'icône officielle est une cuvette. Comment en est-on arrivé là ? Le présent texte est une tentative d'explication dans une forme non cartésienne adaptée au sujet : la pensée analogique. Comment un art qui est une absence d’art peut-il jouer un rôle d’art officiel ? Pour une critique d’une absence on doit considérer la société comme un organisme qui a sa propre dynamique. De fait une société fonctionnant à l’instar d’un organisme existe dans la nature, citons la ruche. La situation humaine se rapproc...

Le consentement : un livre solaire !

  Le consentement : un livre solaire ! Par  Patrick Burandelo   1 mars 2020 20:00  Si c’était un son, ce serait celui des Pink Floyd, comme une perspective de libération intérieure,  The wall . Le consentement  de Vanessa Springora un livre incroyable. On connait l’hystérie collective qui a accompagné la sortie du livre, le procès stalinien de Matzneff, alors que l’on ne trouve rien de tout cela dans ce livre : ni pathos, ni victimisation. Ce qui est fait est fait. L’auteur assume et encaisse son histoire. On n’y trouve pas non plus une  histoire de trauma, la vie est faite aussi de traumas qu’il nous faut digérer et dont on doit tirer les leçons semble-t-elle dire. Au contraire le livre est plein de dignité et de pudeur même quand il est nécessaire de donner des détails pour raconter l’histoire.  En filigrane, on conçoit le préjudice exact subi. Vanessa Springora  nous livre une autopsie des travers d’une génération, de l’entr...

La révolte et la révolution, le rebelle et le révolté

  La révolte et la révolution, le rebelle et le révolté Par  Patrick Burandelo   13 janvier 2019 20:00  On assiste à une révolte, ce n'est pas une révolte de la faim à première vue, mais le moteur en est similaire. En effet chaque individu a sa définition de l'acceptable en termes de survie, autant physique que psychique, la survie psychique étant l’autre nom de la dignité. Certes la définition de la survie, qu'elle soit acceptée, intériorisée ou non, dépend aussi de la situation socio-économique du pays en question, du possible et du niveau de richesse produite. Cependant si cela continuait comme avant, non seulement le gasoil, mais aussi le gaz, l’électricité, la révision auto… allaient augmenter mais l'inflation des produits de première nécessité aurait continuer de galoper, par tranche de "vingt centimes", montant que l'on peut ramener légitimement au franc pour évaluer et se faire une idée puisque les salaires sont fixes (vingt centimes équivaut à 1 f...

ABSTRACTION ET FIGURATION

 Quelques réflexions sur le thème de l abstraction et la figuration chez les primitifs européens et non-européens, inspirée pour partie de "L'Ordre caché de l'art" de ANTON EHRENZWEIG et pour une autre partie d'une bonne connaissance de l'art africain. Pour l'art africain traditionnel et rituel , l'abstraction est légitime et nécessaire, en effet, le sujet, au sens artistique commun, de l'art primitif est l'esprit, le fantôme, la présence, l'au-delà, par conséquent un des courants de l'art primitif a pour thème le silence, le silence de la pensée, des conceptions et des émotions, ce que l'on peut appeler l'intériorité, autrement dit la vie à l'état pur.  L'abstraction est naturellement adaptée et même nécessaire, puisqu'il s'agit de la présence, à ce sujet, supra humain . Une figuration trop humaine n'est pas adéquate pour faire sentir la présence à l'état pur. Einstein disait : "Le plus beau senti...

MON CHRISTIANISME SPECIAL

  Je suis venu à une sorte de christianisme simplifié par le sentiment et plus encore par la raison. Je l’ai revisité pour mon propre entendement et j’ai gardé le meilleur selon moi et pour moi. 1/ le sentiment Tout d’abord l’histoire tragique du Christ fait résonner en moi un sentiment particulier de gâchis, une sorte de saudade, autrement dit une nostalgie, un regret de ce qui n’a pas été et qui aurait dû être. Voilà comment une société constituée accueille une bonne personne non pas révolutionnaire mais juste réformatrice. Je pense que c’est, avec la résurrection (la vie est la plus forte), un mythe fondateur. Enfin, il s’est passé quelque chose à coup sûr, mais ça pourrait bien servir de mythe, réel ou pas, c’est humainement vrai. Toutes les braves personnes voulant améliorer la situation sont ostracisées si elles ne servent pas le pouvoir et la pensée officielle (avant elles étaient brûlées, cf. Jeanne d’Arc) Les primates déspécialisés que nous sommes ont gardé l’instinct de r...

MODALISME

  Le modalisme, théologie primitive non retenue par l'Église Par  Patrick Burandelo   26 janvier 2025 20:00  Sabellius était un théologien et un prêtre chrétien d'origine libyenne, installé à Rome au IIIe siècle. Il professe une forme extrême d'unitarisme appelée « modalisme », selon laquelle le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont différents « modes » ou manières d'être, plus essentiellement dit que aspects de l'Être divin, plutôt que trois « hypostases » ou personnes distinctes. Ainsi, pour le modalisme, les Trois ne sont pas en soi, mais pour nous. Toute forme résulte d'une conscience soit en soi, soit pour nous – en effet, pour nous, car elle est un outil pour nous distinct du fond indifférencié –, et en soi, car elle a son ordre interne indépendant de nous qui peut être considéré comme une sorte de conscience passive ou de volonté de puissance (au sens nietzschéen de vouloir être ce qu'on peut être). Si Dieu avait trois bras dotés chacun de pouvoirs di...