*** POESIE : *** LE BEAU TRANSCENDENTAL, L'ARTISAN ET L'ARTISTE ***
La nature est l’esprit visible,
l’esprit la nature invisible.
La matière est le verbe d’amour du divin.
Le concept, étincelle divine adaptée à notre main.
Notre essence, être artisan laborieux.
La main dans la tête saisit, conçoit, synthétise.
Vrai bon et harmonie orchestrés, le beau actualise,
le trine discernement sépare monde et chaos,
comme l'huile se sépare de l'eau,
triple sens indissociable, sépare fond et forme promise,
hors du temps, discernent les yeux.
Autre nom de l’entendement, discernement est un don des cieux.
Espèce manuelle sans spécialisation, appréhension,
préhension nécessitent sens et compréhension.
La vérité n'est pas possession,
lâcher prise et du lest pour l'élévation,
le silence précède le son,
être ou exister, telle est la question.
La forme accomplie de l'artiste porte le sens.
Tel l'enfant et la rose innocente.
Quand la fleur s'ouvre au temps radieux.
En tout temps et en tout lieu.
Elle seule enchante les sens,
amène notre monde propre à la conscience.
Ananké, les forces de la nécessité font loi même aux dieux,
vérité, bonté et harmonie ensemble commandent aux cieux.
Ensemble elles engendrent beau et juste aux deux sens.
Le concept est matière, à l'image du double mot matière,
la beauté tout comme la vie est entière.
La beauté n'est pas un concept c'est sa beauté,
quand les sens, le coeur et l'idée sont en cohérence,
elle apparaît à la conscience subtile.
Volonté et verbe mariés ensemble dans le sensible engendrent conscience.
Pour s'écouler l'énergie de vie désire son verbe choisi,
comme le fleuve, son lit, ses berges fleuries.
L'égo est un mot chargé de valeur et d'envie.
Il en oublie souvent sa source infinie.
Autrement que son alter ego le concept encensé,
dans le silence de l'ego déconcerté, la beauté fait sens.
En toute chose, il nous faut trouver la beauté après l'essence.
Le vrai est matière et forme, le bon moteur invincible, l'harmonie finale.
De toute création, par trois modes du sens indivisible, voilà l'arôme ancestral.
L'eau s'écoule, de la source invisible, le beau est symptôme initial.
De tout amas d'atomes, l'en soi indicible est sa juste idée banale.
Le beau symbole, objet sensible, est sujet en nous tel un cheval.
Le beau est irréductible à ses modes, être présent imprévisible un et total,
image visible en tout étant de l'être invisible primordial.
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burandelo
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